
1. Procédure de détermination des structures à risque et responsabilités
Conformément à l’article 7 du Règlement d’application de la loi n° 6306, la détermination des structures à risque est effectuée en premier lieu par les propriétaires des structures ou leurs représentants légaux, à leurs propres frais. Si les propriétaires ne font pas effectuer cette détermination dans le délai imparti, les déterminations sont effectuées ou commanditées par le Ministère ou l’Administration concernée. Les décisions de la 6e Chambre du Conseil d’État et du Conseil des Chambres des Litiges Administratifs ont confirmé que cette réglementation est conforme à l’objectif de la Loi, à la protection du droit de propriété et au droit de vivre dans un environnement sain. La détermination des structures à risque est effectuée pour les structures qui peuvent être utilisées indépendamment, sont couvertes et sont destinées à l’usage humain (habitation, travail, divertissement, culte, etc.), ainsi que pour les structures servant à la protection des animaux ou des biens. Cependant, les structures en construction non habitées et les structures abandonnées dont l’intégrité statique est altérée sont exclues de cette détermination.
2. Système Logiciel Électronique et Processus de Rapports
Les demandes de détermination des structures à risque et le processus sont gérés via un système logiciel électronique. Les institutions et organisations agréées sont tenues, lorsqu’elles reçoivent une demande de détermination concernant une structure, de vérifier via le système si un rapport a déjà été établi auparavant. Conformément au Règlement, si la détermination d’une structure à risque n’est pas effectuée dans les deux mois suivant la création de l’enregistrement de la structure dans le système électronique, l’enregistrement de la structure est supprimé du système à la demande de l’un des propriétaires ; et s’il n’est pas effectué dans les six mois, l’enregistrement est supprimé d’office par le Ministère. Il est obligatoire que les rapports préparés contiennent le code de la Base de Données Nationale des Adresses (UAVT) et les informations d’adresse du bâtiment.
3. Principe du Rapport Unique et ses Exceptions
Conformément au troisième paragraphe de l’article 7 du règlement, en règle générale, un seul rapport d’évaluation des structures à risque peut être établi pour chaque bâtiment. Cependant, les cas suivants constituent des exceptions à cette règle :
La nécessité de rédiger un nouveau rapport suite à un recours ou à une décision de justice,
La constatation que le rapport a été établi de manière non conforme à la réalité,
La survenue d’un événement concret (tremblement de terre, incendie, etc.) autre qu’une intervention intentionnelle pouvant affecter l’état de risque de la structure. En outre, il est nécessaire d’examiner séparément les structures ayant des caractéristiques statiques différentes situées sur la même parcelle (par exemple ; les magasins sous un immeuble et les magasins indépendants adjacents) et d’effectuer une analyse de performance distincte pour chacune.
4. Procédure d’inscription au registre foncier, de notification et de recours
Les rapports d’évaluation des structures à risque préparés sont transmis par l’administration ou l’organisme agréé ayant effectué l’évaluation à la Direction compétente ou à l’Administration délégataire, dans un délai maximum de dix jours ouvrables. En l’absence de lacunes dans les rapports, le fait que les structures sont à risque est notifié au bureau du cadastre compétent pour être inscrit dans la section des déclarations du registre foncier. Le bureau du cadastre notifie cette inscription aux titulaires de droits réels et personnels conformément à la loi n° 7201 sur la notification.
Délai de recours : Les propriétaires ou leurs représentants légaux peuvent faire opposition à l’évaluation de la structure à risque dans les 15 jours suivant la date de notification.
Évaluation : Les recours sont examinés et tranchés par des comités techniques mis en place par le Ministère, comprenant des membres issus des universités.
Caractère définitif : En cas d’absence d’opposition ou de rejet de l’opposition, la décision concernant la structure à risque devient définitive et le processus d’évacuation/démolition commence. Dans les décisions judiciaires, il a été reconnu que la voie de l’opposition est un droit optionnel et qu’il est également possible d’intenter directement une action en justice.
5. Informations Obtenues de Sources Secondaires et Cas Particuliers
Les points suivants ont été déterminés à partir de sources secondaires, celles-ci fournissant des informations limitées ou un contexte supplémentaire dans les textes de décision :
Patrimoine Culturel : Pour les biens culturels relevant de la loi n° 2863, la détermination d’une structure à risque ne peut être effectuée qu’à la demande des propriétaires. Une fois la détermination devenue définitive, la situation est notifiée au Conseil Régional de Protection du Patrimoine Culturel compétent, et la mise en œuvre est exécutée conformément à la décision de ce conseil. Dans les sources secondaires, il a été noté qu’il existe des débats juridiques concernant la possibilité que ce processus entre en conflit avec l' »interdiction d’intervention non autorisée » de la loi n° 2863.
Situation des Locataires : Le droit d’opposition à la détermination d’une structure à risque est accordé exclusivement aux propriétaires ou à leurs représentants légaux. Il est considéré que les locataires n’ont pas la capacité de s’opposer à cette détermination, mais qu’ils peuvent intenter une action en justice contre les opérations d’exécution telles que l’évacuation et la démolition.
Intervention des Forces de l’Ordre et Frais : Il est indiqué qu’en cas d’obstruction lors de la phase d’évacuation et de démolition des structures, des mesures peuvent être prises par l’intermédiaire des forces de l’ordre, et que les frais des procédures de détermination et de démolition non réalisées par les propriétaires seront recouvrés auprès de ceux-ci conformément aux dispositions de la loi n° 6183.
Exonération fiscale : Il est indiqué dans les informations basées sur des rescrits fiscaux que les opérations telles que la première vente, le transfert et l’enregistrement avant la transformation des immeubles grevés d’une mention de « structure à risque » sont exemptées du droit de timbre.
Conclusion : Les décisions de justice soulignent de manière constante que le processus de détection des structures à risque, réglementé à l’article 7 du Règlement, est soumis à des conditions formelles strictes telles que le contrôle par système électronique, le principe du rapport unique, un délai d’opposition de 15 jours et l’examen par un comité technique, et que le non-respect de ces procédures (par exemple, une notification irrégulière ou une expertise technique incomplète) entraînera l’annulation des opérations.

Questions Fréquemment Posées
Riskli yapı tespitine kimler itiraz edebilir?

Riskli yapı tespitine karşı itiraz hakkı yalnızca yapı malikleri veya kanuni temsilcilerine tanınmıştır. Kiracılar doğrudan riskli yapı kararına itiraz edemez; ancak tahliye veya yıkım işlemlerine karşı dava açabilirler.
Riskli yapı tespitine itiraz süresi kaç gündür?

Riskli yapı tespitine karşı, tebligat tarihinden veya muhtarlık ilanının son gününden itibaren 15 gün içinde itiraz edilmesi gerekir. Bu süre içinde itiraz edilmezse riskli yapı kararı kesinleşir.
Pourquoi l’assistance d’un avocat spécialisé est-elle nécessaire ?
Le processus de détection des structures à risque est un processus administratif technique et multi-étapes nécessitant l’application conjointe du droit administratif, du droit immobilier et de la législation sur la transformation urbaine. Le non-respect des délais, l’absence de détection d’une notification irrégulière ou l’incapacité à établir une base juridique contre le rapport technique peuvent entraîner de graves pertes de droits.
L’assistance d’un avocat spécialisé est d’une importance capitale, notamment pour les aspects suivants :
La supervision de la conformité légale du processus de détection des structures à risque
L’examen de la conformité procédurale des notifications et des annonces
La préparation d’une opposition scientifique et juridique au rapport technique
Le suivi juridique des processus d’annotation cadastrale, d’expulsion et de démolition
La protection du droit de propriété des propriétaires et la prévention des pertes économiques
La détermination de la stratégie de recours pour l’annulation des actes administratifs
La bonne gestion du processus juridique dans les projets de transformation urbaine ne se limite pas à contester une décision de bâtiment à risque ; elle revêt une importance déterminante pour la protection du droit de propriété et le bon déroulement du processus de transformation.



