Réponse courte : La loi n° 7590, publiée au Journal Officiel n° 33326 du 31 juillet 2026, a pour la première fois intégré les amendes administratives du secteur maritime dans le texte de loi de manière groupée, en ajoutant à l’ordonnance-loi n° 655 son article 28/A. Des amendes allant jusqu’à 250 000 TL pour chaque membre d’équipage manquant et jusqu’à 8 250 000 TL pour les activités de dragage non autorisées sont prévues.

La réglementation a été établie suite à l’annulation de l’ancien système de sanctions par la Cour Constitutionnelle. De nouvelles obligations ainsi que de nouvelles possibilités de recours apparaissent pour les propriétaires de navires, les exploitants, les agents, les marinas, les chantiers navals et les propriétaires de bateaux privés.

Qu’est-ce que la loi n° 7590 a changé dans le secteur maritime ?

La loi n° 7590, intitulée « Loi modifiant certaines lois et décrets-lois », a été publiée au Journal Officiel n° 33326 du 31 juillet 2026 et est entrée en vigueur le même jour. La loi contient deux dispositions qui concernent directement le secteur maritime :

  • Article 29: A ajouté l’article 28/A, intitulé « Sanctions administratives pécuniaires », au Décret-loi n° 655 du 26/9/2011 relatif à certaines réglementations dans le domaine des transports et des infrastructures.
  • Article 30: A ajouté l’article 28/B, intitulé « Frais à déposer sur le compte de l’exploitation du fonds de roulement », au même Décret-loi.

L’article 28/A est regroupé sous trois paragraphes principaux :

  1. Ceux relatifs au domaine de la réglementation des services de transport,
  2. Ceux opérant dans le domaine du transport maritime et des eaux intérieures,
  3. Ceux opérant dans le domaine des chantiers navals et des structures côtières.

Sous ces paragraphes, des sanctions distinctes ont été définies pour la sécurité maritime, les gens de mer, les agents maritimes, les installations portuaires et côtières, les chantiers navals, les installations de recyclage de navires, les activités de dragage, le transport de passagers et le tourisme maritime.

Le fait que le texte n° 655 porte encore le nom de « Décret-loi » peut prêter à confusion. Cependant, la source des articles 28/A et 28/B n’est pas un acte exécutif, mais la loi n° 7590 adoptée par la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM). Ainsi, le fondement des nouvelles sanctions est désormais directement la loi.

Ces sanctions sont-elles introduites pour la première fois dans le secteur maritime ?

Non, pour la plupart. Une partie importante des obligations telles que l’équipement de sécurité minimum, la limite d’alcool, la discipline des gens de mer et des agents, les spécifications techniques des bateaux de plaisance, le Port Vert, le registre des navires, la construction et la modification de navires, les dragages et les permis de chantier naval étaient déjà présentes dans les règlements.

Ce qui a changé est ceci : pour la première fois, la nature des infractions à sanctionner, à qui la sanction sera appliquée, et quelles seront les limites inférieures et supérieures ont été collectivement spécifiées dans une loi adoptée par la Grande Assemblée Nationale de Turquie. Quelques exemples :

  • L’amende par mètre pour les bateaux de plaisance était déjà présente dans le règlement du 17 janvier 2026.
  • Une amende horaire de 5 000 TL était imposée aux installations ne possédant pas de certificat Port Vert par le règlement du 24 mars 2026. La loi a maintenu ce montant et a ajouté un plafond annuel de 10 millions de TL par installation.
  • Les amendes basées sur le mètre pour la construction et la modification de navires figuraient dans le règlement du 14 janvier 2026. La loi les a placées dans une fourchette légale et a directement désigné le propriétaire de l’installation, le propriétaire du navire, la société de classification et l’ingénieur de contrôle comme responsables.

Il est donc plus exact de décrire le tableau qui en résulte non pas comme un « nouveau système de sanctions à partir de zéro », mais plutôt comme une légalisation, une mise à jour et une réorganisation partielle. Néanmoins, de nouveaux ou étendus résultats ont émergé dans des domaines tels que les sanctions pour manque de gens de mer, l’alcool, la discipline, le plafond annuel du Port Vert et les amendes pour retard d’enregistrement des navires.

Pourquoi la Cour constitutionnelle a-t-elle annulé l’ancien système de sanctions ?

À l’origine de cette réglementation se trouve la décision de la Cour constitutionnelle n° E.2024/54, K.2025/163 du 22/7/2025.

L’ancien article 28 du décret-loi n° 655 conférait aux directions générales concernées le pouvoir de « prévoir » des amendes administratives allant jusqu’à 1 million de TL et 5 millions de TL. Le montant de la sanction pour chaque acte était largement laissé aux règlements et à la discrétion de l’administration.

La Cour constitutionnelle n’a pas jugé suffisante la simple indication d’un plafond général. Elle a constaté que les actes sanctionnés n’étaient pas suffisamment définis dans la loi et qu’il n’existait pas de critère objectif limitant le pouvoir discrétionnaire de l’administration. Elle a jugé que la règle était contraire à l’article 2 de la Constitution (État de droit et certitude juridique) et à l’article 38 (légalité des délits et des peines).

Le tribunal, considérant que le vide juridique qui en découlerait serait contraire à l’intérêt public, a reporté l’entrée en vigueur de l’annulation de neuf mois. La décision publiée le 9 décembre 2025 devait entrer en vigueur le 9 septembre 2026. La loi n° 7590 a établi le nouveau cadre avant cette date, le 31 juillet 2026.

Nuance importante : La Cour constitutionnelle n’a pas annulé la règle parce qu’elle figurait dans un décret-loi ; elle a reconnu que la règle avait formellement force de loi. Le problème ne résidait pas dans le nom de la norme, mais dans l’absence de définition suffisamment claire des actes et des montants des peines par le législateur. Ce critère sera également important dans l’application des larges fourchettes de peines prévues à l’article 28/A.

Quelle amende administrative sera appliquée pour quelle infraction ?

Les tableaux ci-dessous présentent les principales infractions relevant de l’article 28/A, regroupées par catégories. Les montants sont en livres turques.

Gens de mer, sécurité et eaux intérieures

InfractionPartie concernéeAmende
Absence de personnel navigant en nombre/qualification requis par le certificat d’effectif minimalNavire250 000 pour chaque membre d’équipage manquant
Dépassement de la limite d’alcool (alcoolémie 0,05 % ou 0,25 mg/ml)Membre d’équipage50 000
Incompétence professionnelle, indiscipline, négligence de service (Commission de discipline des gens de mer)Membre d’équipage, pilote5 000 – 50 000
Violation des règles relatives à l’effectif minimal, à la sécurité de la cargaison, aux conditions techniques et à la certification dans les eaux intérieuresNavire/embarcation + 1/3 de l’amende pour le capitaine25 000 – 100 000
Transport de marchandises dangereuses de manière imprudente ou sur un véhicule transportant des passagers dans les eaux intérieuresLa partie concernée désignée par la loi5 000 – 50 000

Agents, surveillance, expertise et fret

InfractionPénalité
Cas d’insuffisance professionnelle/d’indiscipline de l’agence et de son personnel (Commission de discipline des agents maritimes)20.000 – 200.000
Non-conformité aux règles d’autorisation, de certification, de notification et de déclaration de navire des agences10.000 – 100.000
Non-conformité aux tarifs des services d’agence du Ministère du Commerce100.000 – 1.000.000
Non-conformité aux règles d’autorisation, de certification, de formation et de notification pour les services de surveillance maritime15.000 – 150.000
Non-conformité aux règles de mesure de l’épaisseur de tôle et d’inspection sous-marine par caméra100.000 – 600.000
Non-conformité aux règles de poids brut vérifié (VGM) des conteneurs pleins30.000 – 120.000
Infractions des entreprises et formateurs fournissant des formations sur les marchandises dangereuses et la sécurité de chargement10.000 – 30.000
Organisateur d’opérations de transport organisant le transport entre les ports turcs avec un navire battant pavillon étranger40.000 – 800.000

Port, installation côtière, ISPS et Port Vert

InfractionAmende
Violation du permis de ligne, de la déclaration, des informations passagers/véhicules et des exigences techniques dans les opérations de ligne régulière10 000 – 100 000 (calculé en fonction du tonnage, 60 – 200 par GT)
Violation du Code SOLAS Chapitre XI-2 / ISPS (navire et installation portuaire)100 000 – 500 000
Non-conformité des organismes autorisés et des organisations de sécurité reconnues aux exigences d’autorisation, de personnel et de qualité250 000 – 500 000
Installation portuaire non conforme à l’exigence du Certificat Port Vert5 000 pour chaque heure passée par chaque navire amarré, plafond annuel de 10 000 000
Violation des obligations de service et d’activité non autorisées dans les ports, jetées, marinas, abris de pêche, systèmes de pipelines et de bouées30 000 – 150 000
Non-fourniture d’informations/documents ou obstruction à l’audit/inspection50 000 – 500 000

Chantier naval, construction-modification et dragage

InfractionAmende
Violation des règles d’autorisation, de compétence et de notification pour les chantiers navals, les sites de fabrication de bateaux et les cales de halage60.000 – 600.000
Opérateur de chantier naval/cale de halage travaillant sans aucun permis165.000 – 950.000
Activité non autorisée ou hors permis dans une installation de recyclage de navires100.000 – 1.000.000
Activité de dragage non autorisée ou non conforme aux règles dans les eaux maritimes et intérieures850.000 – 8.250.000
Non-conformité aux normes, au contrôle et à la documentation en matière de construction, de modification, d’entretien et de réparation (propriétaire de l’installation, propriétaire du navire, ingénieur de contrôle)20.000 – 200.000 et/ou 500 – 5.000 par mètre
Société de classification ou société de classification agréée ayant une défaillance dans le même cadre50.000 – 250.000
Opération sans permis de construction/modification ou dans une installation non autorisée5.000 – 50.000 par mètre (propriétaire de l’installation, propriétaire du navire, société de classification, ingénieur de contrôle)
Non-conformité à l’obligation de mesure et de certification des gaz / spécialiste en mesure de gaz ne s’acquittant pas de ses fonctions6.500 – 65.000 / 65.000 – 130.000
Non-conformité aux règles de l’antifouling et des revêtements protecteurs des citernes à ballast/cargaisonPropriétaire de l’installation/organisation/inspecteur de peinture 120.000 – 590.000 ; jusqu’à 2.500 par mètre au propriétaire du navire

Note : Les tableaux sont résumés sur la base des annonces officielles et sectorielles concernant le texte de la loi n° 7590 publié au Journal Officiel. Dans un dossier spécifique, la version actuelle du texte de l’article doit être vérifiée séparément. Conformément à la règle générale de l’article 17/7 de la loi sur les contraventions, les montants des amendes administratives peuvent être mis à jour au début de chaque année civile au taux de réévaluation.

Un procès-verbal d’amende a-t-il été dressé pour votre navire ou votre entreprise ?

Le délai de contestation est court. Nous évaluons la conformité du procès-verbal, du destinataire et de la fourchette de pénalité appliquée à la loi n° 7590, au cas par cas.

Comment est calculée l’amende pour équipage incomplet ?

C’est la disposition la plus débattue du nouveau régime. Si le navire n’est pas doté du nombre et des qualifications de marins spécifiés dans le certificat d’effectif minimal ou la législation pertinente, une amende de 250 000 TL est appliquée pour chaque marin manquant. Le montant n’est pas plafonné, il est fixe.

Nombre de marins manquantsAmende totale
1250 000 TL
2500 000 TL
41 000 000 TL

Dans cette disposition, la longueur du navire, la capacité en passagers, le domaine d’activité et l’échelle de l’entreprise ne sont pas pris en compte. Un bateau de tourisme journalier fonctionnant avec deux ou trois personnes et un grand navire de charge sont confrontés au même montant fixe.

Que faut-il examiner en défense ?

  • Quel était le document d’armement minimal au moment de la constatation, et pour quel type de voyage avait-il été délivré ?
  • La personne considérée comme « manquante » n’était-elle réellement pas à bord, ou la validité du document ou de la qualification est-elle discutable ?
  • Le navire était-il en navigation à ce moment-là, ou était-il au port, en maintenance ou amarré ?
  • Si une amende a été infligée à la même personne pour le même incident en vertu de plusieurs dispositions (Règles de cumul de l’article 15 de la Loi sur les contraventions).

À quoi les propriétaires de bateaux et yachts privés doivent-ils faire attention ?

Le tourisme nautique et les propriétaires de bateaux privés sont directement affectés par la nouvelle réglementation. Une part importante des amendes est calculée au mètre, en fonction de la longueur totale du bateau.

Exigences techniques et qualification de l’utilisateur

Pour les bateaux privés d’une longueur de coque comprise entre 2,5 et 24 mètres, ainsi que pour les yachts privés de plus de 24 mètres entrant dans la définition, en cas de non-conformité aux exigences techniques et à la qualification de l’utilisateur, une amende de 1 000 – 2 500 TL par mètre est appliquée. Par exemple, pour un bateau de 12 mètres, l’amende est fixée entre 12 000 et 30 000 TL.

Permis de navigation et procédures aux postes frontières

Si les véhicules de tourisme maritime, autres que les navires de croisière, ne se procurent pas de permis de navigation, effectuent des entrées-sorties sans accomplir les formalités aux postes frontières, ou ne déclarent pas les modifications apportées au document, une amende basée sur la longueur en mètres est appliquée :

  • Pour les véhicules de moins de 10 mètres, 100 TL par mètre,
  • Entre 10 et 25 mètres, 500 TL par mètre,
  • À partir de 25 mètres et plus, 1 000 TL par mètre.

Certificat d’immatriculation au registre de navigation

En cas de non-respect des obligations d’enregistrement au registre, de permis de navigation valide, de déclaration de modification, de marquage du nom et du port d’attache, de présentation du permis et de hisser le pavillon turc, une amende de 5 000 – 50 000 TL est infligée au propriétaire ou à l’exploitant.

S’il n’y a pas du tout de permis valide, en plus de l’amende principale, 1 000 – 10 000 TL sont ajoutés pour chaque mois de retard à compter de la date à laquelle le permis aurait dû être délivré ou renouvelé. Un retard de moins d’un mois est complété à un mois. Pour les navires dont le permis n’a pas été renouvelé depuis des années, ce montant peut dépasser de loin l’amende principale.

Concernant le recouvrement des créances en cas de litiges sur les frais de marina et de quai, vous pouvez également consulter notre article intitulé que se passe-t-il si les propriétaires de yachts ou de navires ne paient pas les frais de quai ou de marina.

Les nouvelles sanctions s’appliquent-elles aux infractions antérieures au 31 juillet 2026 ?

En principe, non. Conformément à l’article 38 de la Constitution et à l’article 5 de la loi sur les délits mineurs (Kabahatler Kanunu), la loi en vigueur à la date de la commission de l’acte est appliquée. Une réglementation entrée en vigueur ultérieurement ne peut être appliquée rétroactivement que si elle est favorable à la personne. Les nouveaux montants plus élevés ne peuvent pas être appliqués aux actes commis avant le 31 juillet 2026.

En revanche, étant donné que les décisions d’annulation de la Cour Constitutionnelle ne sont pas rétroactives, on ne peut pas non plus dire que toutes les sanctions imposées sur la base de l’ancienne disposition sont automatiquement nulles et non avenues. Dans chaque dossier, les quatre questions suivantes doivent être posées séparément :

  1. À quelle date l’acte a-t-il été commis ou a-t-il pris fin ?
  2. Sur quelle disposition la sanction a-t-elle été basée ?
  3. La décision est-elle devenue définitive ?
  4. Laquelle des réglementations, ancienne ou nouvelle, est la plus favorable ?

Attention aux infractions continues : Dans le cas d’infractions continues, comme un bateau en attente sans permis, l’administration peut être amenée à calculer l’amende de retard mensuelle sur la base des nouveaux montants, y compris pour les mois précédant le 31 juillet 2026. Étant donné qu’il n’existe pas de disposition transitoire spéciale à cet égard dans la loi, l’application du nouveau montant, plus élevé, pour les mois précédant l’entrée en vigueur est sujette à contestation.

Que faire lorsqu’une amende administrative est notifiée ?

Sauf si une voie de recours distincte est prévue par une loi spéciale, la règle générale est la loi n° 5326 sur les contraventions :

  • Délai et autorité compétente : Un recours doit être déposé auprès du juge de paix pénal dans un délai maximum de 15 jours à compter de la notification ou de la prononciation de la décision (art. 27/1). Si le délai est dépassé, la sanction devient définitive.
  • Force majeure : Si le délai a été dépassé pour cause de force majeure, un recours peut être déposé dans les 7 jours suivant la disparition de la cause.
  • En cas d’autre sanction administrative : Si la sanction a été prononcée conjointement avec une décision relevant de la compétence de la juridiction administrative, telle qu’une suspension d’activité ou une annulation de document, une action en justice est intentée devant le tribunal administratif contre les deux (art. 27/8).
  • Paiement anticipé : Conformément à la règle générale de l’article 17/6 de la loi sur les contraventions, si l’amende est payée dans les 15 jours suivant sa notification, les trois quarts du montant sont perçus (soit une réduction d’un quart). Ce paiement n’annule pas le droit de recours.

Conseil pratique : L’autorité compétente et le délai de recours indiqués dans le procès-verbal ou le document de notification doivent impérativement être vérifiés. Une notification irrégulière ne déclenche pas le délai de recours. Conservez la date de notification, l’enveloppe et l’accusé de réception.

Quels motifs d’illégalité peuvent être invoqués en cas d’opposition ?

Le nouveau système a inauguré une période où les sanctions seront directement contrôlées sur la base de leur fondement légal, de leur clarté et de leur proportionnalité. Les principales lignes d’opposition sont les suivantes :

  1. L’acte ne correspond pas à la définition de l’article 28/A : L’action enregistrée dans le procès-verbal correspond-elle aux éléments de l’acte énumérés dans l’article ?
  2. Mauvaise partie concernée : La loi s’adresse parfois au navire, parfois au propriétaire ou à l’exploitant, parfois au capitaine, à la société de classification ou à l’ingénieur de contrôle. L’émission d’une amende à la mauvaise personne est un motif d’annulation.
  3. Appréciation non justifiée entre les limites inférieure et supérieure : Dans des fourchettes aussi larges que 850 000 – 8 250 000 TL, la raison pour laquelle l’amende a été fixée à ce montant doit être justifiée par des critères concrets. L’article 17/2 de la loi sur les contraventions exige que le contenu de l’injustice, la faute et la situation économique soient pris en compte ensemble.
  4. Application dans le temps : Application du nouveau montant à des actes ou des mois antérieurs à l’entrée en vigueur.
  5. Le règlement dépasse la loi : Aucune sanction ne peut être imposée sur la base d’une disposition réglementaire qui contredit la loi ou dépasse les limites légales. L’adaptation de la législation secondaire à l’article 28/A pourrait ne pas encore être achevée.
  6. Lacunes dans le procès-verbal et les constatations : Manque de date, de lieu, de méthode de mesure, de témoins et de documents.
  7. Concepts imprécis : Les sanctions basées sur des expressions telles que « principes déterminés par le ministère » ou « coutumes et usages maritimes » doivent amener à se demander si la règle concrète était prévisible.
  8. Allégation de proportionnalité et d’inconstitutionnalité : Le fait que la taille de l’entreprise ne soit pas du tout prise en compte dans les amendes à montant fixe peut être soulevé devant l’autorité de recours comme une allégation d’inconstitutionnalité.

Ne manquez pas le délai de recours de 15 jours

Déposez votre demande avec le document de notification, le procès-verbal et les documents du navire. Examinons ensemble votre dossier en ce qui concerne le destinataire, l’intervalle de la sanction et l’application temporelle.

Qu’est-ce qui a changé avec l’article 28/B concernant les frais de documents et de services ?

L’article 28/B réglemente une question distincte des amendes administratives, à savoir les frais de documents et de services perçus par le Ministère. Il est désormais inscrit dans la loi que les certificats d’autorisation, permis, licences, enregistrements, autorisations et documents de sécurité ; les certificats de navigabilité, les documents de qualification professionnelle, les frais d’enquête et d’inspection des navires, de dragage, de tests techniques et de formation seront versés au compte du fonds de roulement du Ministère.

Derrière cela, il y a une décision de la Cour constitutionnelle (AYM). Dans sa décision du 15/1/2026, n° E.2025/167, K.2026/13, la Cour constitutionnelle a qualifié les frais de documents réglementés par le décret présidentiel de « redevances » et les frais de test et de contrôle de « droits ». Elle a décidé que ces obligations, relevant de l’article 73 de la Constitution, ne pouvaient être réglementées par un décret présidentiel et a reporté l’entrée en vigueur de l’annulation au 3 janvier 2027.

L’article 28/B indique la base légale de la perception et le compte sur lequel les fonds seront versés, mais il ne spécifie pas les tarifs concrets ni les montants des frais.

Pourquoi le secteur conteste-t-il les nouvelles sanctions ?

La première réaction est venue du secteur du tourisme maritime. L’Association Internationale des Professionnels du Yachting (PYI Global) et l’Association des Gens de Mer de Bodrum ont jugé que soumettre les yachts commerciaux au même régime de sanctions que les grands navires marchands était contraire aux principes de proportionnalité et d’équité.

Au centre des critiques se trouve l’amende fixe de 250 000 TL par membre d’équipage manquant. Les représentants du secteur demandent une gradation basée sur la taille du bateau, la capacité de passagers et l’échelle d’exploitation, et que les véhicules de tourisme maritime soient évalués séparément.

Ces demandes n’ont pas encore donné lieu à un changement. Le texte en vigueur continue d’être appliqué. Cependant, dans des dossiers concrets, les mêmes arguments pourraient être portés devant les tribunaux comme objection à la proportionnalité et à l’inconstitutionnalité.

Liste de contrôle de conformité pour les propriétaires de navires et les entreprises

Qui ?Éléments à vérifier en priorité
Armateur / exploitantLa concordance entre le certificat d’effectif minimal et la liste d’équipage réelle à chaque voyage, la validité des certificats de compétence, les registres ISPS
Propriétaire de yacht et de navire de plaisanceLa durée de validité de la licence du registre d’immatriculation, le marquage du nom et du port d’attache, le permis de navigation et les déclarations de modification
Agent maritimeLa facturation conforme aux tarifs, la portée du certificat d’autorisation, l’exactitude des déclarations relatives au navire, les délais de notification
Marina / installation côtièreLe statut de demande ou d’exception du Port Vert, la conformité ISPS, l’absence de service en dehors du champ d’application de l’autorisation
Chantier naval / cale sècheLa portée du certificat d’autorisation, les permis de construction-rénovation, les registres de mesure de gaz, la correspondance avec l’ingénieur de contrôle et la société de classification
Chargeur / transitaireLa déclaration VGM, la conservation des registres de mesure, l’organisation de navires sous pavillon étranger pour le transport de cabotage

Le fait de ne pas fournir d’informations ou de documents lors d’un audit étant passible d’une amende de 50 000 – 500 000 TL, il est d’une importance particulière de conserver les documents accessibles au moment de l’audit. Le Ministère peut désormais demander des documents financiers, y compris les factures électroniques.

Pour le cadre fondamental concernant les créances maritimes et la saisie de navires, vous pouvez consulter notre page sur la saisie conservatoire de navire et nos autres articles dans la catégorie du droit commercial maritime.

Questions Fréquemment Posées

Quand la loi n° 7590 est-elle entrée en vigueur ?

Elle a été publiée au Journal Officiel daté du 31 juillet 2026 et portant le numéro 33326, et est entrée en vigueur le même jour. Les articles 28/A et 28/B sont également applicables à partir de cette date.

À qui est infligée l’amende pour équipage incomplet ?

La loi applique l’amende au navire. Le montant est de 250 000 TL pour chaque membre d’équipage manquant et n’est pas plafonné, il est fixe.

Quelle est l’amende infligée à un marin pour cause d’alcool ?

Une amende administrative de 50 000 TL est infligée au marin qui dépasse la limite légale (BAC %0,05 ou 0,25 mg/ml).

Où faire appel d’une amende administrative maritime ?

Sauf disposition spéciale, un recours doit être formé devant le juge de paix pénal dans les 15 jours suivant la notification, conformément à l’article 27 de la loi sur les contraventions. Si l’amende a été infligée conjointement à une autre décision relevant de la compétence du contentieux administratif, une action est intentée devant le tribunal administratif. L’autorité mentionnée dans le document de notification doit impérativement être vérifiée.

Si je paie l’amende, perds-je mon droit de recours ?

Non. Conformément à la loi sur les contraventions, un recours peut être formé dans le délai imparti, même si un paiement réduit est effectué dans les 15 jours suivant la notification. Si le recours est accepté, le remboursement du montant payé peut être demandé.

Une nouvelle amende peut-elle être imposée rétroactivement pour mon bateau dont le permis n’a pas été renouvelé depuis des années ?

Le calcul de l’amende de retard mensuelle pour les mois précédant le 31 juillet 2026, basé sur un montant nouveau et plus élevé, est discutable en raison du principe de non-rétroactivité des lois défavorables. L’absence de disposition transitoire spécifique à cet égard dans la loi constitue un argument important pour faire appel.

Les amendes infligées en vertu de l’ancien règlement ont-elles été annulées ?

Non, pas automatiquement. Les décisions d’annulation de la Cour Constitutionnelle ne sont pas rétroactives. Cependant, la date de l’acte, le fondement de la sanction, son caractère définitif et la comparaison avec une réglementation plus favorable doivent être évalués séparément pour chaque dossier.

L’amende du Port Vert est-elle illimitée ?

Non. 5 000 TL sont appliqués pour chaque heure passée par chaque navire amarré, mais le montant total des amendes pouvant être infligées à une installation côtière au cours d’une année civile ne peut excéder 10 millions de TL.

Quelle est la plus haute sanction maritime prévue par la loi ?

La fourchette de 850 000 à 8 250 000 TL prévue pour les activités de dragage non autorisées ou non conformes dans les mers et les eaux intérieures figure parmi les montants les plus élevés.

Comment le montant de l’amende est-il déterminé entre la limite inférieure et la limite supérieure ?

L’administration doit évaluer conjointement le contenu de l’infraction, la faute et la situation économique de l’auteur, et justifier sa décision. L’imposition d’une amende proche de la limite supérieure sans justification dans des fourchettes larges constitue un motif de contestation.

Pourquoi le soutien d’un avocat expert est-il nécessaire ?

Les amendes administratives maritimes introduites par la loi n° 7590 peuvent entraîner des montants de centaines de milliers, voire de millions de lires, avec un seul procès-verbal. Le délai de contestation de seulement 15 jours rend impératif un examen rapide pour déterminer sur quelle disposition, quel destinataire et quelle date l’amende a été prononcée. Des problèmes tels qu’une erreur de destinataire, une appréciation sans fondement, l’application du nouveau montant aux mois précédant son entrée en vigueur ou le dépassement de la loi par le règlement n’apparaissent que lorsque le procès-verbal, les documents du navire et la législation sont examinés conjointement.

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Un examen des documents et des procédures effectué avant la notification du procès-verbal de sanction peut également réduire considérablement les risques. Vous pouvez demander un entretien via notre page de contact pour évaluer ensemble la situation de votre entreprise par rapport à l’article 28/A concernant des sujets tels que l’équipement minimum, le registre d’immatriculation, le label Port Vert et les tarifs d’agence.

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